Présentation synthétique de l’association

A1.          Historique

La Ligue de l’Enseignement et de l’Education permanente a été créée à Tournai le 11 mars 1905, dépendante de la Ligue communautaire de Bruxelles en tant que section régionale. Cette section régionale a maintenu son activité jusqu’en 1940, et disparut pendant la guerre.

En 1979, Lily VORMEZEEL entreprit de créer une nouvelle section régionale Tournai-Mouscron.

Depuis, la section n’a cessé d’organiser diverses activités, renouvelant les membres du Comité quand cela s’avérait nécessaire. Elle obtint même un temps plein de secrétariat et une section fut créée à Mouscron-Comines où une secrétaire fut également engagée.

  1. Les origines d’un combat

La Ligue de l’Enseignement a été créée en 1864 avec l’objectif de développer l’éducation et l’instruction pour tous, soit par le biais du développement d’un enseignement non confessionnel, destiné à tous, gratuit, mixte et organisé par les pouvoirs publics, soit par le développement de l’éducation populaire sous toutes ses formes. Dès cette création, des tournaisiens y adhèrent.

Les premiers statuts de la Ligue adoptés en Assemblée Générale le 16 février 1865  témoignent de cet engagement inaugural pour l’éducation en général : la Ligue milite ainsi dès le départ pour le progrès de l’éducation sous toutes ses formes : instruction publique, éducation populaire et cours pour les adultes, bibliothèques publiques, recherche et formation pédagogiques, amélioration de la condition sociale des instituteurs, l’enseignement des filles, etc. Les moyens qu’elle se donne sont multiples : écoles, cours, conférences, congrès, bibliothèques mobiles, création d’une école modèle, action politique, campagnes de sensibilisation, etc.

  1. L’adoption de la forme d’ASBL

C’est en 1925, précisément lors de l’Assemblée Générale du 15 février 1925 que la Ligue adopta ses nouveaux statuts pour prendre la forme juridique de l’association sans but lucratif. La Ligue a entre-temps redéfini son article 1er en 1905 (Assemblée Générale du 23 février 1905) de la manière suivante : « Elle a pour objet de faire triompher le principe de l’instruction obligatoire, gratuite et laïque, de propager et de perfectionner l’éducation et l’instruction nationales, de développer et de défendre l’école publique et les œuvres qui la patronnent, la complètent et la continuent ». La Ligue réorganise son travail avec différentes commissions (propagande, enquête et législation scolaires, pédagogie, Œuvres scolaires, Œuvres postscolaires) et organise dans la foulée un grand congrès sur les œuvres laïques postscolaires le 14 mai 1905 qui sera suivi en 1910 d’un congrès international sur l’éducation populaire.

A travers cette reformulation de l’article 1er des statuts, c’est la complémentarité entre formation de base, activités parascolaires et éducation post-scolaire qui s’affirme, ces dernières ayant pour vocation l’éducation populaire. Les congressistes définissent en 1905 « les œuvres postscolaires » de la manière suivante : il s’agit de « toutes les activités d’éducation qui s’occupent du développement intellectuel de leurs membres en dehors de ce que fait l’enseignement officiel. (…) Nous pouvons diviser ces œuvres en deux grandes catégories :  d’abord, celles composées des membres de la bourgeoisie, qui trouvent ainsi,  par la réunion de leurs efforts et de leurs ressources, le moyen de satisfaire des besoins intellectuels et artistiques déjà existants chez eux ; ensuite, les œuvres créées pour l’éducation intellectuelle et artistique de la classe ouvrière, le plus souvent à l’initiative d’intellectuels : instituteurs, professeurs, etc., celles-ci destinées non seulement à satisfaire des besoins existants, mais souvent à éveiller ces besoins et à les développer. Quoique toutes les œuvres d’éducation nous intéressent, nous pensons que ce sont surtout celles de la seconde catégorie qui doivent nous occuper, parce que la nécessité est beaucoup plus grande, que leur champ d’action est beaucoup plus vaste et que leurs moyens d’action sont actuellement plus restreints » (rapport introductif de M.Vinck, bulletin de la Ligue mars-avril 1905, p.1).

  1. Un changement de nom

C’est en 1972 que la Ligue adopte le nom qu’elle porte encore aujourd’hui à l’occasion des modifications statutaires adoptées par l’Assemblée Générale du 22 mars 1972. L’article 1er des statuts est désormais libellé de la manière suivante :   «  La Ligue de l’Enseignement et de l’Éducation permanente a pour objet la défense et la promotion de l’enseignement public ainsi que le développement, dans un esprit laïc,  des œuvres  d’éducation permanente, créés en vue d’apporter aux jeunes et aux adultes le complément de formation, d’information et de culture nécessaire à leur insertion dans une société en voie de transformation continue. » Dans son rapport moral, Jacques Bernard, le Président de la Ligue, se félicitait des réalisations de la Ligue : « … les objectifs définis en 1964, à l’occasion du centenaire de la fondation de la Ligue,  ont été atteints : nous apportons notre contribution à une œuvre de solidarité qui aide les jeunes à satisfaire leurs légitimes aspirations et nous apportons notre concours à la formation des cadres qui assureront l’animation dans les organisations d’éducations populaires ». (Tribune Laïque, Mars 1973, p. 5).  Cette même année, la Ligue avait été reconnue par le Ministre de la Culture française comme organisation nationale d’éducation permanente dans le cadre de l’arrêté royal du 16 juillet 1971.  Elle sera par la suite reconnue comme organisation générale d’éducation permanente dans le cadre du décret de la Communauté française du 8 avril 1976.

Depuis le début des années septante, l’article 1er des statuts ne connaîtra plus qu’un changement significatif. Ce sera lors de l’Assemblée Générale du 8 novembre 1975 suite à un long travail doctrinal et organisationnel interne : « La Ligue de l’Enseignement et de l’éducation permanente a pour objet la défense et la promotion de l’enseignement public et de l’éducation laïque. Elle a également pour vocation le développement des œuvres laïques d’éducation permanente, dans tous les domaines (éthique, social, intellectuel, sportif et physique), créés en vue d’apporter aux jeunes et aux adultes le complément de formation d’information et de culture nécessaire à leur participation à l’élaboration de la société contemporaine. » Le but général de l’association est clairement recentré sur l’enseignement public et l’éducation laïque en général. Le champ d’action de l’éducation permanente est à la fois précisé et élargi. Son objectif est également redéfini. Elle  vise  désormais moins l’insertion dans la société que la participation à l’édification de celle-ci. C’est également en 1975 que la Commission interne de l’éducation permanente voit le jour (elle remplace la Commission des affaires culturelles) avec devant elle un bel avenir puisque c’est en son sein, une dizaine d’années plus tard, que le projet de la Ligue en matière d’éducation permanente sera redéfini et adopté en 1987 en Assemblée Générale.

  1. Des régionales et un projet éducatif pour l’école publique

1984 et 1985 marquent une étape importante pour l’association au plan des principes et au plan des moyens. C’est à cette époque en effet que les sections régionales vont progressivement disposer d’un cadre rémunéré venant épauler les militants locaux qui jusque-là animaient les sections sur une base purement bénévole. La présence des animateurs engagés via le troisième circuit du travail (TCT) va permettre de construire une présence permanente sur le terrain et de donner corps, peu à peu, à l’animation d’un réseau militant et à des activités socioculturelles organisées dans toute la Communauté française. En 1990, les sections régionales sont reconnues comme « régionales dépendantes » par le Ministère de la Communauté française. Vingt ans plus tard, en 2004, l’Assemblée générale de la Ligue décide la constitution des sections régionales en association sans but lucratif dans le cadre de la nouvelle loi sur les associations. Les sections acquièrent ce faisant une personnalité juridique distincte de celle de la Ligue communautaire, consacrant ainsi l’autonomie dont elles jouissent depuis leur création.

C’est durant l’époque où les régionales sont nées (c’est-à-dire en 1985), que s’élabore également le projet éducatif de l’école publique, adopté au terme d’un long et intense travail de réflexion interne  lors de l’Assemblée Générale tenue à Charleroi le  5 octobre 1985. Le processus avait été lancé en janvier 1984. A cette occasion,  André Urbain, à l’époque Ministre de l’enseignement de la Communauté française,  déclara de façon liminaire au projet que « doter l’Ecole officielle d’un projet éducatif, c’est aussi marquer notre volonté unanime de créer une école qui refuse de produire des hommes conformes aux vœux de telle ou telle idéologie, c’est s’efforcer d’assurer aux adultes de demain une formation qui leur garantisse une pensée autonome et un esprit critique, qui leur garantisse la responsabilité, « cette forme supérieure de la liberté » » (Tribune Laïque, série document, n° 172, p.3).

Le projet éducatif de l’école publique a joué un rôle important au niveau de l’histoire de l’enseignement public. Il a constitué une étape dans l’élaboration de la Charte de l’enseignement officiel et le décret sur la neutralité de l’enseignement organisé par la Communauté française du 31 mars 1994. Il a par ailleurs été adopté par un grand nombre de pouvoirs organisateurs de l’enseignement public et est encore publié aujourd’hui dans le Mémento de l’enseignement.

Depuis le 29 mars 2005, la section régionale de Tournai s’est constituée en ASBL propre sous le nom « La section régionale de Tournai de la Ligue de l’Enseignement et de l’éducation Permanente, ASBL », en abrégé « LEEP – Tournai, ASBL » et ses statuts ont été déposés au greffe du Tribunal du Commerce le 30 mars 2005.  Ils furent publiés au Moniteur le 7 avril 2005, n° de l’acte 51725. Cette ASBL est enregistrée sous le N° 872.823.816 et son siège est fixé à la Rue des Clairisses, n°13 à 7500 Tournai, dans les locaux de la Maison de la Laïcité.

A2.          Objet social

Conformément aux statuts de la LEEP-Tournai, ASBL, nous avons pour but la défense et la promotion de l’enseignement public et de l’éducation laïque en général. Notre vocation est l’organisation d’activités d’éducation dans tous les domaines (éthique, social, intellectuel, sportif et physique), créées en vue d’apporter aux jeunes et aux adultes le complément de formation, d’information et de culture nécessaire à leur participation à l’élaboration de la société contemporaine.

Dans le domaine stricto sensu de l’éducation permanente, nous nous donnons comme but, conformément au décret du 17 juillet 2003, l’analyse critique de la société, la stimulation d’initiatives démocratiques et collectives, le développement de la citoyenneté active et l’exercice des droits sociaux, culturels, environnementaux et économiques dans une perspective d’émancipation individuelle et collective des publics en privilégiant la participation active des publics visés et l’expression culturelle. Notre but est de favoriser et de développer, principalement chez les adultes :

–   une prise de conscience et une connaissance critique des réalités de la société ;

–   des capacités d’analyse, de choix, d’action et d’évaluation ;

–  des attitudes de responsabilité et de participation active à la vie sociale, économique, culturelle et politique par l’exercice de tous ses droits.

A3.          Ancrage dans le monde associatif

La LEEP-Tournai, ASBL, de par son histoire, son but social et ses valeurs, évolue dans un environnement sociétal particulier. Elle est l’expression du courant de pensée laïque et elle est de ce fait l’émanation de ceux qui se reconnaissent dans ses valeurs. Par ailleurs, elle nourrit une proximité de longue date avec les responsables politiques, administratifs et professionnels de l’enseignement public.

Par ses activités de formation, elle s’adresse à un large public de  gens de métier et de bénévoles qui agissent dans le secteur non marchand,  notamment dans les domaines de l’éducation, de la culture et du social. Elle est par ce volet d’activité en contact régulier avec l’ensemble du secteur non-marchand et ses associations en particulier.

Par le biais de ses projets dans le domaine interculturel, elle est en contact avec un public nombreux issu des milieux populaires.

Le programme réalisé à Tournai s’adresse, quant à lui, à un public composé d’adultes, membres ou non de la Ligue, issus du Hainaut Occidental (Wallonie picarde). Nous sommes en contact régulier avec les associations qui sont actives dans les domaines d’action et de réflexion, qu’elles soient liées au mouvement laïque ou non.

L’organigramme nous situe par rapport à la Ligue de l’Enseignement et de l’Education Permanente, ASBL (siège communautaire) et au Centre d’Action Laïque, ASBL (siège communautaire).

La Maison de la Laïcité de Tournai, à laquelle nous adhérons, met un local à notre disposition.

Nous pouvons ainsi établir des contacts et réaliser des collaborations fréquentes et aisées avec les autres associations membres :

La Maison de la Laïcité de Tournai

  • Le Planning familial « La Famille Heureuse » de Tournai
  • La Ligue Humaniste de Tournai
  • L’Union des Anciens Etudiants de l’ULB de Tournai
  • L’Extension de l’ULB de Tournai
  • La Confédération Parascolaire de Lessines
  • Le ReLaiS de Tournai.

Par ailleurs, c’est à la demande du « Forum Citoyen » que la LEEP-Tournai, ASBL s’est impliquée totalement dans la création du Conseil Consultatif des Jeunes (CCJ) qui est constitué de représentants des Associations tournaisiennes suivantes :

  • Infor Jeunes : centre d’informations sur les études, le droit des jeunes, les loisirs, l’aide sociale, …
  • Canal J : service d’aide en milieu ouvert à la disposition des jeunes de moins de 20 ans et de leurs familles (accompagnement socio-éducatif, médiation scolaire et familiale)
  • Forum Citoyen (Front Antifasciste) : association menant des actions pour combattre la montée de l’extrême droite, le racisme et l’intolérance, pour promouvoir la citoyenneté et la démocratie participative
  • Masure 14 : maison de jeunes (accueil des jeunes entre 12 et 26 ans, soutien scolaire, organisation d’activités culturelles et artistiques)
  • Port’ Ouverte : maison de jeunes (programmation d’activités pour entre 12 et 26 ans)
  • Du Pain sur la Planche : maison de jeunes (travail social dans le quartier du Luchet d’Antoing, programmation d’activités culturelles)
  • A.I.S. : service d’aide à l’intégration sociale développant des initiatives afin d’améliorer la qualité de vie des citoyens, lutter contre l’insécurité, l’exclusion sociale et les phénomènes y afférents. Ces actions touchent essentiellement un public jeune avec qui un travail préventif et éducatif est effectué
  • Administration Communale de Tournai
  • La LEEP – Tournai, ASBL.

Enfin, la Direction Générale des Affaires Culturelles (DGAC) de la Province de Hainaut a toujours répondu positivement à chacune de nos sollicitations.

 

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