Du début du 19me siècle à 1921

Sur le site de la Communauté française (aujourd’hui Wallonie-Bruxelles) on peut trouver un petit résumé simplifié de l’histoire de l’éducation permanente.

« …Historiquement, l’enracinement de l’éducation permanente, en tant que concept et démarche culturelle, se trouve dans l’éducation populaire qui a joué un rôle d’émancipation culturelle et sociale des travailleurs à partir des années vingt. Dans le contexte de la loi des huit heures, ont été votés les arrêtés royaux de 1921 et 1925 relatifs à ce qu’on qualifiait alors d’«œuvres complémentaires à l’école ».

La multiplication et la diversification des associations, ainsi que l’amplification de leurs programmes, induisit en 1971 l’adoption d’un nouvel arrêté royal renforçant la prise en compte et le soutien de ces organisations, sur le plan régional ou national. C’est également alors qu’apparut pour la première fois dans les textes le vocable d’« éducation permanente », avec le souci de concerner tous les citoyens, et plus seulement les milieux dits « populaires ». Les organisations encore reconnues en vertu de l’arrêté de 1971 sont désormais dites « de loisirs culturels ».

Le renforcement du soutien structurel franchit une nouvelle étape avec le décret du 8 avril 1976 : « Décret fixant les conditions de reconnaissance et d’octroi de subventions aux organisations d’éducation permanente des adultes en général et aux organisations de promotion socio-culturelle des travailleurs », dont l’article 1er reprenait déjà la définition de l’éducation permanente telle qu’elle est encore comprise aujourd’hui… ».

C’est un peu court, peut-être…

Le livre « Regards croisés sur l’Éducation permanente »[1], dont sont inspirées ces quelques lignes, retrace de 1921 à 1976  l’histoire vécue et construite par les ouvriers.  En effet, dès le début du dix-neuvième siècle des préoccupations d’éducation et d’instruction sont apparues chez les ouvriers des métiers les plus qualifiés.  C’est donc un combat très long qui nous amène aux différents décrets de l’éducation permanente.

Il est important d’intégrer cette démarche ouvrière car elle permet de mieux comprendre les principes fondateurs de cette philosophie d’émancipation et cette volonté de prendre en main son propre avenir.

La ligue de l’enseignement, créée en 1864 par des libéraux progressistes, ne se contente pas de lutter pour l’instauration de l’instruction obligatoire publique et non confessionnelle, elle soutient également la création de bibliothèques publiques et organise des cours et des conférences populaires…

Á la fin de la guerre 14-18, le suffrage universel et l’accession du POB au pouvoir permet un grand nombre de réformes :

  • Création des organes paritaires de négociation professionnelle,
  • L’instauration de la journée des huit heures,
  • Mais aussi la mise en place de l’instruction obligatoire, le développement des bibliothèques publiques, les subsides aux écoles sociales et la législation sur les associations sans but lucratif (1921).

 

 

 

 

[1]  « Regards croisés sur l’éducation permanente » Evo société publié suite au travail conjoint de « l’action commune culturelle socialiste et le mouvement ouvrier chrétien »

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